Le gouvernement va dire sous peu ce qu'il compte faire pour la conservation de l'#ours dans les #Pyrénées

Publié le par ma vie de chien

Le gouvernement va dire sous peu ce qu'il compte faire pour la conservation de l'ours dans les Pyrénées, un sujet sensible qui risque de rallumer la discorde dans le massif: les défenseurs du plantigrade veulent y réintroduire de nouveaux spécimens, les anti-ours ne veulent pas en entendre parler.

L'Etat français est, pour la première fois, sous le coup d'une mise en demeure de la Commission européenne, saisie par les pro-ours, dans le cadre de la procédure dite d'infraction qui peut aboutir à une éventuelle saisine de la Cour de justice européenne, et doit lui répondre d'ici fin janvier.

"La réponse du gouvernement est en voie de finalisation" et "sera dans les délais", indique le ministère de l'Ecologie.

Pour favoriser d'éventuelles réintroductions, les défenseurs de l'ours ont offert à l'Etat de les organiser et de les financer à sa place en ces temps de crise. Ils n'attendent plus que le feu vert du gouvernement, explique Alain Reynes, de Pays de l'ours-Adet. Les associations Adet et Ferus viennent de déposer des dossiers auprès des autorités pour lâcher deux ourses, dès le printemps le cas échéant: dans les Pyrénées occidentales, là où les animaux sont le plus menacés de disparition, et dans les Pyrénées centrales, pour renforcer une population pas encore viable.

Les ours ne sont plus qu'une vingtaine dans les Pyrénées, qu'ils écumaient en nombre autrefois. Huit ours slovènes ont été introduits dans le massif depuis 1996. Mais la France n'a plus de plan de restauration depuis celui qui a pris fin en 2009. Inquiet de raviver les passions peu avant les échéances électorales, le précédent gouvernement de droite est revenu en 2011 sur son engagement de lâcher une femelle dans l'ouest des Pyrénées, où vivent deux mâles seulement.

L'ours divise profondément les Pyrénéens. En 2006, les derniers lâchers avaient mobilisé des milliers d'opposants, parfois violemment. Les défenseurs de la biodiversité parlent d'une espèce "parapluie", qui lorsqu'elle fait l'objet de mesures de conservation, protège de nombreuses autres espèces. Ceux qui sont hostiles à sa présence, à commencer par les éleveurs, le considèrent comme une menace et un frein au développement économique. Ils dénoncent une volonté de voir les Pyrénées retourner à l'état sauvage au détriment des activités humaines qui ont contribué à façonner l'aspect actuel de la montagne. 6302931342_f005019dc8.jpg

Pour l'heure, les "pro-ours" veulent profiter du fait que le nouveau gouvernement de gauche, dans lequel figurent des écologistes, n'a pas encore énoncé sa politique en la matière et sur "la menace" européenne pour faire valoir que Paris a manqué à ses devoirs de protection et de conservation de l'ours tels que contenus dans la directive habitats, et faire avancer le dossier des réintroductions.

Les "anti" réfutent toute possibilité que la France puisse être condamnée. La fameuse directive demande "simplement" aux Etats membres de l'Union européenne "d'étudier l'opportunité" de réintroduire des ours et "dit surtout qu'ils ne doivent le faire qu'après consultation du public concerné", en grande partie hostile à l'idée, assure Bruno Besche Commenge de l'Addip, une fédération d'associations opposées à la présence de l'ours. Les "pro" "vont être retoqués" par l'Europe, dit-il.

En tout état de cause, la procédure menant à une éventuelle condamnation de la France est de longue haleine. Si elle ne se satisfait pas de la réponse de Paris, la Commission peut rendre sur le sujet "un avis motivé" auquel le gouvernement français aurait encore deux mois pour répondre, explique un porte-parole du commissaire européen à l'Environnement. Puis, si elle n'est toujours pas satisfaite, elle peut saisir la Cour de justice européenne. Cette dernière peut alors rendre un "arrêt en manquement", à l'instar de celui qui concerne le grand hamster en Alsace, mais ce n'est qu'au bout d'un éventuel second "arrêt en manquement sur manquement" que la France pourrait être condamnée à des sanctions financières, dit une juriste de la Cour.

De telles sanctions sont lourdes et dissuasives mais seules 2% des procédures d'infractions aboutissent à ce cas de figure, explique le porte-parole du commissaire européen. "Normalement, les choses se règlent avant".

En attendant, les anti-ours préviennent. Si les associations procédaient à des réintroductions "illégales", "on pourrait nous aussi entrer dans l'illégalité" et "utiliser nos fonds propres pour acheter des cartouches", disent-il.

Commenter cet article

soe 26/01/2013 10:49


Jeudi nous avons fait le scanner, le verdict est tombé mais je ne pensais pas a quelque chose de monumental une tumeur qui prend les deux lobes de son poumon droit et qui prend les 2 tieres de
son thorax, les clichés sont impressionnants, je n'ai jamais vu ca, la masse pousse meme ses autres organes mais sont son coeur, elle grossit de jour en jour, un monstre.... au scanner j'ai été
recu par un cancérologue vraiment tres bien, qui m'a dit que Réglisse avait une chance l'opération,  car il n'y a pas du tout des metastases et la masse est bien définie mais il y a tout de
meme des adhérences vers le coeur, sans cette opération mon véto a estimé son espérance de vie de moins de 2 mois... Lundi il se met en relation avec le cancérologue et non envisageons
l'opération dans les prochains jours, alors bien évidemment il y a un risque énorme qu'elle decede pendant l'opération, car malheureusement on ne peut pas passer sur le coté comme pour une simple
opération pulmonnaire à cause de la taille de la masse, il faut passer comme pour une opération a coeur ouvert, donc ouvrir le thorax qui n'est pas sans danger (artere, coeur, etc...), mais nous
tentons, nous n'avons plus rien a perdre car elle est condamnée, j'essaie de faire face Micka est effondré...Si l'opération réussie, elle restera quelques jours chez le véto sous perf et sous
morphine je vais prendre quelques jours de congés pour sa convalescence à la maison, car en plus nous avons des escaliers, il va falloir la porter, cela va être très compliqué.... en attendant,
nous restons à ses cotés, pourtant elle a la forme et a vraiment envie de courir dehors, mis a part cette toux et ses reniflements elle va bien....NOus n'aurions jamais pensé ca, elle qui a une
telle joie de vivre..... je te fais de gros bisous.... je vais laissé les blogs un bon bout de temps.... et mille caresses aux petits....

zaza 25/01/2013 13:29


Pauvres ours Bises et bonne journée